Médiation
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La vidéo au service de l’histoire

Ariane Fennetaux, historienne au sein du LARCA, réalise une série de courtes vidéos intitulée "Global Matters" en partenariat avec le studio de l’université et plusieurs musées parisiens.

Un projet de recherche interdisciplinaire

La réalisation de cette série s’inscrit dans le cadre d’une action structurante de l’université Paris Diderot qui fédère les laboratoires LARCA, ICT, CRCAO, SPHERE et LIED. Le projet "Global Matters", piloté par Ariane Fennetaux, Liliane Hilaire-Pérez, Koen Vermeir, Bing Zhao et Matthieu Arnoux, regroupe donc des chercheurs de ces cinq laboratoires qui ont en commun d’étudier l’histoire globale des techniques et de la culture matérielle aux époques modernes et contemporaines. En retenant ce projet sur appel d’offre, l’université Paris Diderot, a voulu soutenir les fortes dynamiques de recherches en place depuis 2017 avec notamment l’organisation de plusieurs colloques sur ces thématiques.

"C’est grâce aux fonds accordés pour notre action structurante que nous pouvons par exemple tourner ces séquences filmées", souligne Ariane Fennetaux. Les fonds permettront également le lancement prochain d’une série "Global Matters-Paris Diderot" pilotée par le comité scientifique de l’action structurante ainsi que la publication d'ouvrages sur ces thématiques – depuis la céramique chinoise, jusqu’à l’histoire des techniques, de la culture matérielle ou des sciences – en participant par exemple aux onéreux frais iconographiques et de traduction.

 

La vidéo, outil de médiation et diffusion de la recherche

Ariane Fennetaux témoigne de son expérience de passage devant la caméra, un exercice à part entière : "Deux caméras, le prompteur et les spots braqués sur moi, tout cela était très intimidant c'est très différent d’une prise de parole en colloque ou dans un cours ». Face aux caméras pendant une petite heure, elle peut compter sur le soutien et les conseils avisés de l’équipe du studio. « La séquence en plateau complète les images que nous avons tournées au musée Cognacq-Jay et au musée de la toile de Jouy", précise Ariane Fennetaux.

La première vidéo évoque donc une table en marqueterie du XVIIIème siècle, la table à l’indienne, qui est exposée au musée Cognacq Jay dans le cadre de l’exposition "La Fabrique du luxe" qui débute le 29 septembre.

La deuxième, sera mise en ligne courant octobre et portera cette fois sur les accessoires portatifs qui étaient souvent réalisés par les orfèvres européens à partir de matériaux et de techniques venues d’ailleurs.

Un troisième volet, en cours de conception, devrait aborder les transferts techniques qui s’opèrent en Europe avec la vogue des robes de chambre, ces vêtements d’intérieur aux accents exotiques tant prisés par Denis Diderot.  "Je suis contente d’avoir pu profiter de l’expérience du studio vidéo de l’université pour m’accompagner dans ce type de projet ".

Ces séquences d’environ deux minutes, sous-titrés en anglais et chinois serviront de support de communication à la fois pour les musées impliqués et pour l’université Paris Diderot. " La médiation de la recherche passe de plus en plus par la réalisation de films courts, diffusés sur les réseaux sociaux. Les chercheurs ont besoin de rendre visibles leurs travaux et les musées sont, de leurs côtés, ravis de souligner leurs collaborations avec les universitaires ", nous dit Ariane Fennetaux. 

 

La Fabrique du luxe : les marchands merciers parisiens au XVIIIe siècle

Du 29 septembre au 27 janvier 2019, le musée Cognacq-Jay vous plonge aux sources du luxe parisien.

« Marchands de tout et faiseurs de rien », suivant la célèbre et peu amène sentence prononcée par Diderot dans son Encyclopédie, les marchands merciers constituent l’une des corporations parisiennes les plus importantes au XVIIIe siècle.

Du 29 septembre 2018 au 27 janvier 2019, le musée Cognacq-Jay organise la toute première exposition consacrée à cette corporation particulièrement codifiée et incontournable dans la diffusion de l’art et du luxe français.

> En savoir plus sur l'exposition

 

 

Laboratoire

Laboratoire de recherches sur les cultures anglophones (LARCA)

Le LARCA regroupe 50 chercheurs et 50 doctorants dans le domaine des études anglaises et nord-américaines. Avec ses multiples centres de recherche et axes de recherche originaux, le LARCA est l’équipe la plus importante en France dans son domaine.