Bibliothèques de recherche
-A +A

Proximité, convivialité, interdisciplinarité en Physique-Recherche

Ingénieure d’étude en documentation, Céline Benoit est aussi responsable de la bibliothèque. Accompagnée d’Eric Bringuier, chercheur en physique et membre du Comité de la bibliothèque Physique-recherche, ils nous livrent les secrets du lieu situé au quatrième étage du bâtiment Condorcet.

La bibliothèque de recherche de physique comporte 12 000 titres en physique, 3 000 en histoire des sciences et 300 périodiques. Elle dessert douze laboratoires de physique. Elle est surtout fréquentée par les chercheurs et les étudiants en doctorat et en master, mais chacun peut y trouver son bonheur puisqu’on peut même y emprunter des ouvrages ne traitant pas de physique, sur simple présentation de la carte de l’université. C’est le cas notamment des livres présentés dans le cadre des Cafés-bibliothèque.

UN LIEU CONVIVIAL ET DE PROXIMITé...

La bibliothèque de Physique-Recherche est assez petite, elle accueille une quarantaine ou une cinquantaine de passages par jour. "On se connaît presque tous !"  explique Céline Benoit. L'équipe est restreinte et « c’est Céline qui fait l’essentiel du travail » souligne Eric Bringuier, lauréat de deux doctorats en physico-chimie et en physique des solides et chargé de recherches au CNRS. Elle est secondée par le comité de la bibliothèque auquel ce dernier appartient, avec deux autres chercheurs.

La responsable de la bibliothèque est ravie de cette étroite collaboration avec les chercheurs : « c’est vraiment l’avantage de la bibliothèque : travailler en petit nombre et avoir des contacts directs avec les chercheurs. » C’est ce qui l’a motivée à candidater au concours d’ingénieur d’étude « j’aimais bien la perspective d’être en UFR, de travailler auprès des chercheurs », nous confie-t-elle. 

Un Rendez-vous bien connu : LE CAFé BIBLIOTHèQUE

Le café bibliothèque existe maintenant depuis septembre 2011 au rythme d'un évènement par mois. Les intervenants sont alternativement des chercheurs de Paris Diderot et d’ailleurs. Céline Benoit souligne l’importance « d’avoir des invités. » L’auteur présente d’abord son ouvrage à un public en petit comité, ce qui rend l’évènement plutôt convivial. Vous pouvez discuter directement avec le chercheur et chacun peut poser des questions à la fin de la présentation.

L’association des étudiants de filière propose également des cafés sciences, de dix-huit heures à vingt heures. L’idée est nouvelle, encouragée par Céline Benoit : « C’est très intéressant, ils ont conçu le dispositif sous forme de dialogue sur un thème. Le dernier, par exemple, était sur le temps. Je leur prête les locaux : la discussion est vive et invite au débat. »

D’autres évènements ont lieu ponctuellement en cours d'année. Par exemple, vous pourrez encore consulter quelques panneaux d'une exposition portée par le projet de recherche GENERA qui a organisé une journée sur l’égalité des genres en physique, avec le pôle égalité femme-homme. Cette inégalité est aujourd’hui encore un enjeu important. Céline en est témoin : « c’est vrai que je vois majoritairement des hommes ici, environ 60 %. »

PLACE A L’INTERDISCIPLINARITé

« Ce lieu accueille aussi bien des mathématiciens et des biologistes que des physiciens » insiste la responsable. D’ailleurs, le parcours de cette dernière est un exemple probant du dialogue entre les disciplines. En effet, Céline Benoit est titulaire d’un doctorat de littérature : elle est spécialisée dans les contes de fées des XVIIème et XVIIIème siècles et a étudié notamment le motif de la bibliothèque dans ces contes. En 2009, quand elle obtient le poste, commence un vrai challenge pour l'ingénieure d'étude car il fallait apprendre les bases de la physique. Elle a donc profité de deux ans de cours avec un chercheur et médiateur scientifique, formant le personnel intéressé. Avant cela, elle travaillait à Grenoble, en lettres et en droit. Elle apprécie particulièrement cet aspect de son métier car « d’une discipline à l’autre on rencontre des gens différents et passionnants ! ».

Pour elle, sa formation et son travail lui apportent une vision particulièrement riche du monde car « ces disciplines différentes permettent de confronter des visions du monde très différentes. Par exemple, pour la Fête de la Science j’ai pu réaliser deux expositions croisant les contes de fées et la science. » La dernière présentait certaines innovations scientifiques de l’UFR et comment, dans certains passages de contes, elles étaient perçues comme des pouvoirs magiques d’une fée ou d’un lutin. C’est le cas de la supraconductivité notamment, permettant de faire léviter des objets. 

 

Leurs conseils de lecture

A Cultural History of Physics de K. Simonyi (2012), un ouvrage illustré de photos, de schémas, de citations etc, retraçant l’histoire de la physique jusqu'en 2000 en relation avec les autres disciplines ; ou La Physique en 18 mots-clefs, un ouvrage collectif dont Eric a rédigé un chapitre sur l’électricité, sont des oeuvres abordables d'accès pour les néohytes en physique.

Céline Benoit recommande aussi la presse de vulgarisation qui est un “point d’entrée assez facile” dans la discipline.

Enfin, vous pouvez également retrouver les publications d’enseignants de l’université selon l'idée d'« une vitrine de l’UFR ».

 

Bibliothèque Physique Recherche

La Bibliothèque Physique Recherche de l’UFR de physique est intégrée au Service Commun de la Documentation et a été créée en 2007 à partir de deux fonds documentaires.
Journée d'études en l'honneur de Claude Calame
09.11.2018

Dans les pas de Claude Calame. Anthropologie comparée de la Grèce ancienne et ethnopoétique

UFR Physique